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Comment aller à Bali : vols depuis Paris, prix et visa 2026

Par Blaise Jaeger · Mis à jour le 2 août 2026 · Je vis en Indonésie depuis 2016 et je passe l’immigration de Bali plusieurs fois par an.

Aller à Bali depuis la France, c’est d’abord une question de vol : il n’existe aucune liaison directe entre Paris et Denpasar, toutes compagnies confondues, et le trajet dure entre 18 et 22 heures selon la correspondance que vous choisissez. C’est ensuite une question de formalités, parce que la procédure d’entrée en Indonésie a beaucoup changé depuis 2024 : il vous faut aujourd’hui trois choses distinctes avant de franchir la porte de sortie de l’aéroport de Bali — un visa, la All Indonesia Arrival Card et la preuve de paiement de la taxe touristique. Aucune n’est compliquée, mais les voyageurs qui arrivent sans rien perdent quarante minutes de file d’attente à 2h du matin, après vingt heures de voyage.

Ce guide couvre tout : quelles compagnies desservent réellement Bali au départ de Paris et de la province, combien coûte un aller-retour selon la saison, comment payer votre billet le moins cher possible, quel visa correspond à votre séjour, ce qui se passe concrètement à l’immigration de Ngurah Rai, et comment rejoindre votre hôtel sans vous faire alpaguer à la sortie du terminal. Les montants officiels sont donnés en roupies indonésiennes (IDR) avec leur équivalent approximatif en euros — la roupie bouge, prenez les conversions comme des ordres de grandeur.

hall d'arrivée de l'aéroport international Ngurah Rai de Bali
Le hall d’arrivée de l’aéroport international Ngurah Rai (DPS), à Denpasar

Aller à Bali en 2026 : l’essentiel en bref

Si vous ne lisez qu’une seule section de ce guide, lisez celle-ci. Voici tout ce qu’il faut pour partir de France et entrer à Bali en 2026, avec le coût de chaque élément et le moment où vous devez vous en occuper.

ÉlémentCoûtQuand s’en occuperObligatoire ?
Billet d’avion avec escale1 000 à 1 200 € l’aller-retour2 à 4 mois à l’avanceOui
Passeport valable 6 moisAvant de réserverOui
Visa on Arrival ou e-VOA500 000 IDR (environ 28 €)En ligne avant le départ, ou à l’arrivéeOui pour les Français
All Indonesia Arrival CardGratuitDans les 3 jours avant l’arrivéeOui
Taxe touristique Love Bali150 000 IDR (environ 8,50 €)Avant le départ ou à l’arrivéeOui
Billet retour ou de continuationÀ garder sur votre téléphonePeut être contrôlé
Transfert aéroport – hôtelÀ partir de 300 000 IDR (environ 16 €)Réservé avant le décollageNon, mais recommandé
Total des formalités, par personne650 000 IDR (environ 36,50 €)
Ce qu’il faut pour aller à Bali depuis la France en 2026, coût par personne

Deux confusions reviennent systématiquement. Premièrement, l’Arrival Card n’est pas un visa : la remplir ne vous donne aucun droit d’entrée, c’est une déclaration douanière et sanitaire dématérialisée. Deuxièmement, la taxe touristique est indépendante du visa : elle est perçue par la province de Bali, pas par l’immigration indonésienne. Vous payez les deux, séparément, sur deux sites différents.

Le reste de ce guide détaille chaque point, en commençant par celui qui coûte le plus cher et qui se décide le plus tôt : le vol.

Comment aller à Bali depuis Paris

Tous les vols commerciaux à destination de l’île atterrissent à l’aéroport international Ngurah Rai (code DPS), que l’on appelle indifféremment aéroport de Denpasar ou aéroport de Bali. C’est le seul aéroport commercial de l’île : si un moteur de recherche vous propose un billet moins cher vers Surabaya, Jakarta ou Lombok, il vous ajoute en réalité un vol intérieur ou une longue traversée en ferry.

Il n’existe aucun vol direct Paris – Bali

Autant l’écrire en toutes lettres, parce que la question revient tous les jours : aucune compagnie n’assure de vol direct entre Paris et Denpasar. Ni Air France, ni Garuda Indonesia, ni aucune compagnie du Golfe. La distance, la demande et l’économie de la route font qu’il y aura toujours au moins une escale. Le trajet total, porte à porte, va de 18 heures sur les meilleures correspondances à 24 heures ou plus quand l’escale est longue.

Cette escale n’est pas une punition. Elle se choisit, et le choix change vraiment le voyage : un hub du Golfe vous fait gagner des heures, un hub asiatique vous permet de couper le trajet en deux avec une nuit sur place — ce qui transforme l’arrivée quand vous voyagez avec des enfants.

EscaleCompagnieDurée totale depuis ParisIntérêt principal
Doha (DOH)Qatar Airways18 à 19 hLa correspondance la plus rapide
Singapour (SIN)Singapore Airlinesenviron 19 hConfort, possibilité de coupure
Singapour (SIN)Air France / KLMenviron 19 hVol de nuit, équipage francophone
Dubaï (DXB)Emiratesenviron 19 hFréquences élevées
Istanbul (IST)Turkish Airlinesenviron 19 hSouvent le meilleur rapport prix / durée
Kuala Lumpur (KUL)Malaysia Airlinesenviron 20 hTarifs bas, escale possible
Les principales correspondances entre Paris et Bali, et leur durée totale approximative

Qatar Airways via Doha : la correspondance la plus rapide

C’est l’itinéraire que je conseille en priorité à ceux qui veulent arriver le moins fatigués possible. Qatar Airways a annoncé le 20 juillet 2026 le maintien de trois vols quotidiens entre Paris-Charles de Gaulle et Doha en saison d’hiver, soit 21 fréquences hebdomadaires, contre jusqu’à 24 certains jours de l’été. Trois départs par jour, cela veut dire trois combinaisons horaires possibles vers Bali, donc une vraie chance de tomber sur une escale courte plutôt que sur huit heures d’attente.

Le premier tronçon, Paris CDG – Doha, dure environ 6 h 30. Le second, Doha – Denpasar, environ 9 h 30. Sur les correspondances optimisées, le trajet complet tient en 18 à 19 heures, ce qui en fait l’un des meilleurs temps de parcours depuis l’Europe continentale. L’aéroport Hamad de Doha est par ailleurs l’un des rares où une escale de trois heures se passe correctement : sièges allongés, douches, salles de repos, et un niveau de bruit supportable au milieu de la nuit.

Vols Qatar Airways vers Bali

Partir de province : Nice oui, Lyon non

C’est le point sur lequel la plupart des pages francophones se trompent, y compris l’ancienne version de celle-ci. Au départ de la province, la desserte de Qatar Airways s’est réduite : la ligne Nice – Doha est rétablie et permet donc de rejoindre Bali en une seule escale depuis la Côte d’Azur, mais la ligne Lyon – Doha est suspendue. Ne construisez pas votre itinéraire en supposant qu’elle existe encore : c’est le genre d’erreur qui se paye en correspondance manquée ou en billet à racheter.

Concrètement, si vous partez de Lyon, Marseille, Bordeaux ou Nantes, votre voyage vers Bali comportera deux escales : un pré-acheminement vers Paris, Amsterdam, Francfort, Istanbul ou Dubaï, puis la longue traversée vers l’Asie. Faites attention à une chose : réservez ce pré-acheminement sur le même billet que le reste du trajet. Un billet séparé vous laisse seul face à la compagnie en cas de retard, et une correspondance manquée à Paris devient alors intégralement à votre charge.

Depuis la Belgique et la Suisse, la logique est identique : Bruxelles, Genève et Zurich sont reliées à Doha, Dubaï, Istanbul et Singapour, et l’itinéraire reste une escale unique. Comparez toujours le départ depuis votre ville avec un départ de Paris auquel vous ajoutez un train — sur cette route, l’écart de tarif dépasse parfois 200 € par personne.

Singapore Airlines via Singapour : le confort

Singapore Airlines relie Paris CDG à Singapour, puis Singapour à Denpasar en environ 2 h 40. Le tronçon Paris – Singapour dure environ 12 heures : c’est long, mais c’est aussi l’un des vols les plus confortables du marché, et la compagnie propose deux configurations horaires très différentes.

Mon conseil, après l’avoir fait dans les deux sens : préférez l’option avec départ en soirée. Vous décollez de Paris en fin de journée, vous dormez une vraie nuit à bord, vous arrivez à Singapour dans l’après-midi et vous enchaînez sur un court saut vers Bali. L’option de jour, elle, vous fait arriver au petit matin après une nuit blanche, et la première journée balinaise est perdue à dormir.

Singapour est aussi le meilleur endroit du parcours pour couper le voyage en deux. Deux nuits sur place transforment un trajet éprouvant en deux vols raisonnables, et la ville vaut largement l’arrêt — voyez mon guide de Singapour si vous envisagez cette formule, très intéressante en famille.

la cascade du Jewel à l'aéroport de Singapour Changi lors d'une escale vers Bali
Le Jewel de Changi : l’escale de Singapour est l’une des rares que l’on ne subit pas

Vous pouvez consulter les tarifs et les horaires directement chez Singapore Airlines avant de comparer ailleurs : sur cette route, la compagnie est régulièrement compétitive en classe économique standard, bagage de 30 kg inclus.

Air France et KLM : la solution francophone

Air France et KLM ne desservent pas Bali en direct, mais proposent un itinéraire très cohérent : Paris – Singapour de nuit, puis une correspondance courte vers Denpasar. Le retour se fait souvent via Amsterdam, ce qui rallonge un peu le trajet mais donne accès à des horaires supplémentaires et à des tarifs parfois plus doux.

L’intérêt est double : un personnel francophone sur le long-courrier, et un seul billet du départ à l’arrivée avec les bagages enregistrés jusqu’à Bali. Côté tarif, KLM affiche des Paris – Denpasar à partir d’environ 1 088 € l’aller-retour lorsque l’on réserve suffisamment tôt, ce qui la place dans la moyenne du marché plutôt que dans les offres agressives.

Combien de temps dure vraiment le voyage

Comptez le temps de vol, mais surtout le temps d’escale. Une correspondance de 1 h 30 à Doha est théoriquement suffisante, mais elle ne laisse aucune marge : si votre premier vol décolle avec 40 minutes de retard, vous courez dans le terminal. Une escale de 2 h 30 à 4 heures est le bon compromis. Au-delà de 6 heures, le trajet total dépasse facilement 24 heures et il devient plus intelligent de sortir de l’aéroport, voire de dormir sur place.

Autre chose que l’on oublie systématiquement : Bali a 6 heures d’avance sur la France en été, 7 heures en hiver. Un vol qui part de Paris à 22h30 arrive souvent à Denpasar en fin de nuit ou au petit matin le surlendemain. Prévoyez la première nuit d’hôtel en conséquence — beaucoup d’établissements facturent une nuit supplémentaire pour une arrivée à 6h30 — et surtout ne planifiez rien d’exigeant pour la première journée.

Combien coûte un vol Paris – Bali

C’est la question qui décide du voyage. Sur cette route, l’écart entre un bon billet et un mauvais billet dépasse largement 600 € par personne, et il ne dépend presque pas de la compagnie : il dépend de la date de départ et de la date d’achat.

L’ordre de grandeur à retenir

En vous y prenant à l’avance et en évitant les pics, l’aller-retour Paris – Denpasar en classe économique se situe entre 1 000 et 1 200 €. En très haute saison — juillet, août, la quinzaine de Noël — les mêmes vols dépassent régulièrement 1 500 €, et j’ai vu des tarifs à 1 800 € pour un départ le 20 décembre acheté en novembre.

À l’inverse, il existe de vraies fenêtres à bon marché. En mai, en juin ou en octobre, avec un achat trois mois à l’avance et une escale un peu longue, on descend nettement sous la barre des 1 000 €. C’est la même compagnie, le même avion, le même siège : seule la date change.

Période de départPrix aller-retour indicatifQuand réserverRemarque
Janvier – mars850 à 1 000 €1 à 3 mois avantSaison des pluies, tarifs les plus bas
Avril – juin1 000 à 1 200 €2 à 4 mois avantLe meilleur rapport météo / prix
Juillet – août1 400 à 1 800 €5 à 8 mois avantPic absolu, réservez très tôt
Septembre – octobre1 000 à 1 200 €2 à 4 mois avantExcellente période, mer chaude
Novembre – début décembre900 à 1 100 €2 à 3 mois avantVrai creux avant les fêtes
Vacances de Noël1 500 à 1 900 €6 à 9 mois avantLa période la plus chère de l’année
Prix indicatif d’un aller-retour Paris – Bali en classe économique selon la saison

Ce qui fait vraiment monter la facture

Trois facteurs, dans cet ordre. Le calendrier scolaire français d’abord : les départs des premiers jours de vacances coûtent 25 à 40 % de plus que ceux du milieu de la semaine suivante. L’hiver australien ensuite, qui tombe en juillet-août et qui remplit les avions vers Bali depuis l’autre hémisphère, tirant tous les tarifs vers le haut, y compris ceux au départ d’Europe. Enfin l’achat tardif : sur cette route, réserver trois semaines avant le départ coûte presque toujours plus cher qu’attendre la saison suivante.

Bagages, options et faux bons plans

Vérifiez la franchise bagage avant de comparer les prix. Sur les compagnies du Golfe et sur Singapore Airlines, un bagage en soute de 25 à 30 kg est en général inclus dans le tarif économique standard. Sur certains tarifs « light » vendus par des agences en ligne, il ne l’est pas, et l’ajouter coûte 60 à 120 € par trajet — ce qui annule instantanément l’économie affichée.

Méfiez-vous aussi des combinaisons à deux billets séparés que proposent certains comparateurs pour gratter cinquante euros. Sur un trajet de vingt heures avec deux escales, une seule perturbation suffit pour que ce montage vous coûte une nuit d’hôtel et un billet de rachat plein tarif.

Trouver un vol pas cher pour Bali

Il n’y a pas de secret, seulement trois habitudes qui font l’essentiel du travail. Elles sont simples, mais il faut les appliquer dans l’ordre.

recherche d'un vol pas cher entre Paris et Bali sur un comparateur en ligne
Chercher un Paris – Bali en dates flexibles : c’est là que se gagnent les 300 €

Être souple de quelques jours

Partir un mardi plutôt qu’un samedi fait couramment économiser 15 à 25 %. Décaler de trois jours l’aller et le retour suffit souvent à sortir d’une période de pointe. Si vos dates sont totalement figées par le travail ou par l’école, vous perdez le principal levier de négociation — dans ce cas, compensez en réservant beaucoup plus tôt.

Réserver au bon moment

Pour un départ en haute saison, visez 5 à 8 mois à l’avance. Pour les mois d’épaule (avril-juin, septembre-octobre), 2 à 4 mois suffisent. En saison des pluies, on peut descendre à 4 à 8 semaines sans se faire punir. Créez une alerte de prix dès que vos dates sont à peu près fixées : sur cette route, les baisses réelles durent parfois moins de 48 heures.

Utiliser un comparateur avec calendrier flexible

Le comparateur que j’utilise sur cette route est Trip.com, principalement parce qu’il n’ajoute pas de frais de dossier au tarif de la compagnie et parce que son calendrier de dates souples est réellement lisible. Entrez Paris et DPS, laissez les dates ouvertes, et l’affichage vous donne les jours les moins chers sur le mois entier. C’est en trente secondes que l’on voit qu’un départ le 12 coûte 280 € de moins qu’un départ le 9.

calendrier de prix flexible de Trip.com pour un vol Paris Bali

Le réflexe final avant de payer

Quel que soit le comparateur, vérifiez le prix final sur le site de la compagnie avant de valider. Un comparateur sert à trouver la bonne date et la bonne combinaison ; acheter directement chez la compagnie simplifie énormément la vie en cas de modification, de retard ou d’annulation. Sur un trajet à vingt heures et deux vols, cette différence n’a rien de théorique — je l’ai vécue deux fois.

Le visa pour Bali : VOA, e-VOA et exemptions

Bali fait partie de l’Indonésie : il n’existe donc pas de « visa Bali », vous demandez un visa indonésien. Quatre formules couvrent la quasi-totalité des voyageurs, et une seule concerne réellement les Français en vacances.

VisaDuréeProlongeableCoûtPour qui
Visa on Arrival (VOA)30 joursUne fois, +30 jours500 000 IDR (environ 28 €)Vacances classiques
e-VOA (en ligne)30 joursUne fois, +30 jours, en ligne500 000 IDR (environ 28 €)Ceux qui veulent les portiques automatiques
Exemption de visa (VEA)30 joursNonGratuitPasseports de l’ASEAN uniquement
Visa de visite B211A2 moisDeux fois, +2 mois à chaque fois2,5 à 5 millions IDR (environ 140 à 280 €)Longs séjours, télétravail
Les options de visa indonésien pour un séjour touristique à Bali

Le Visa on Arrival (VOA)

Le visa à l’arrivée est ouvert aux ressortissants d’une centaine de pays, dont la France, la Belgique, la Suisse et le Canada. Il coûte 500 000 IDR par personne, soit environ 28 €, enfants compris, et il est valable 30 jours à compter du jour de l’atterrissage. Attention à ce détail qui piège beaucoup de monde : le jour d’arrivée compte comme le jour 1. Si vous atterrissez le 3 à 23h50, le 3 est consommé.

Ce qu’il vous faut :

  • Un passeport valable au moins 6 mois à la date d’entrée
  • Au moins une page vierge
  • Un billet retour ou de continuation — rarement contrôlé, parfois demandé, toujours bon à avoir
  • Un paiement par carte ou en roupies en espèces

L’e-VOA, la version en ligne — celle que je recommande

L’e-VOA est exactement le même visa : même prix, mêmes 30 jours, même prolongation unique. La seule différence est qu’il s’achète en ligne avant le départ, sur le portail officiel de l’immigration indonésienne, evisa.imigrasi.go.id. Vous téléversez un scan de passeport et une photo, vous payez par carte, et vous recevez un PDF par e-mail, en général en quelques heures.

Deux avantages très concrets :

  • Vous évitez complètement la file de paiement du VOA à l’arrivée
  • Vous avez accès aux portiques automatiques, ce qui fait la différence entre cinq minutes et quarante
formulaire en ligne de demande du visa e-VOA pour l'Indonésie et Bali
Le formulaire officiel de l’e-VOA : vingt minutes chez soi, une heure gagnée à Bali

Une mise en garde. Les résultats de recherche débordent de sites intermédiaires qui imitent le portail officiel et facturent 60 à 90 € la même démarche. Le site officiel est evisa.imigrasi.go.id, et rien d’autre. Si un site vous demande plus de 500 000 IDR augmentés de frais de carte modestes, fermez l’onglet. Vous pouvez d’ailleurs suivre l’état de votre demande sur la page de suivi officielle.

L’exemption de visa (VEA) : pas pour les Français

Il faut être clair là-dessus, parce que la confusion circule beaucoup sur les forums. L’exemption de visa indonésienne concerne uniquement les titulaires d’un passeport de Brunei, du Cambodge, du Laos, de Malaisie, du Myanmar, des Philippines, de Singapour, de Thaïlande, du Timor Leste et du Vietnam. Elle donne 30 jours gratuits et non prolongeables.

Les Français n’y ont pas droit. Si vous voyagez avec un passeport français, belge, suisse ou canadien, vous devez payer le VOA ou l’e-VOA, quelle que soit la durée de votre séjour, même pour trois jours d’escale. Aucun site ne vous en dispensera, et se présenter à l’immigration sans visa en invoquant l’exemption ne mène nulle part.

Le visa de visite B211A pour les séjours de plus de deux mois

Si vous prévoyez de rester plus de 60 jours, demandez un visa de visite B211A avant de partir, via un sponsor ou une agence. Il donne 2 mois, renouvelables deux fois pour 2 mois à chaque fois, soit 6 mois au total. Comptez 2,5 à 5 millions IDR, soit environ 140 à 280 €, selon qu’il s’agit d’une première demande ou d’un renouvellement, en procédure normale ou express. On vous demandera un scan de passeport, une photo et un relevé bancaire montrant un solde positif de l’ordre de 2 000 dollars.

Quel visa choisir selon votre séjour

La règle tient en trois lignes. Jusqu’à 30 jours : prenez l’e-VOA. Entre 30 et 60 jours : prenez l’e-VOA et planifiez la prolongation dès le premier jour. Au-delà de 60 jours : demandez un B211A depuis la France. Essayer de changer de statut sur place est plus lent, plus cher et beaucoup plus stressant.

Prolonger son visa touristique pour Bali

Le Visa on Arrival se prolonge une seule fois, de 30 jours, ce qui vous donne 60 jours en Indonésie au total. Le VOA comme l’e-VOA peuvent désormais être prolongés en ligne, ce qui a supprimé l’ancienne obligation de se rendre au bureau d’immigration de Denpasar pour les empreintes et la photo. C’est un vrai progrès : la démarche prenait autrefois deux demi-journées et trois déplacements.

Comment se passe la prolongation en ligne

Vous vous reconnectez au portail officiel avec le compte qui a servi à acheter l’e-VOA, vous choisissez la prolongation, vous réglez à nouveau environ 500 000 IDR, et vous recevez un nouveau document PDF. Gardez-le sur votre téléphone et imprimé : certains hôtels et certaines compagnies de fast boat le demandent, et le PDF est aussi ce que l’on vous réclamera au départ.

Commencer tôt, c’est l’erreur que tout le monde fait

Lancez la prolongation environ deux semaines après votre arrivée, et dans tous les cas au plus tard 7 à 10 jours avant l’expiration de votre visa. Le traitement n’est pas instantané, le portail est parfois indisponible, et les confirmations de paiement peuvent tarder. Ceux qui s’y prennent au jour 27 passent une semaine très désagréable.

L’amende de dépassement de séjour

L’amende pour dépassement est de 1 million de roupies par jour et par personne, soit environ 56 €, payable au moment de quitter le territoire. Quelques jours restent un désagrément coûteux ; un dépassement prolongé peut entraîner une rétention et une interdiction de retour. Ce n’est pas un domaine où l’immigration indonésienne fait preuve de souplesse, et je n’ai jamais vu d’exception accordée à un touriste, quelle que soit la bonne foi invoquée.

L’option du visa run

Si votre prolongation échoue ou s’il vous faut 30 jours supplémentaires, un aller-retour vers Singapour ou Kuala Lumpur remet le compteur à zéro et coûte souvent moins cher que quelques jours d’amende. C’est une solution de repli, pas une stratégie : les officiers repèrent les visa runs répétés dans le passeport et peuvent refuser l’entrée.

La All Indonesia Arrival Card

La All Indonesia Arrival Card est un formulaire en ligne unique, gratuit et obligatoire, qui a remplacé les anciennes déclarations papier de douane et de santé ainsi que les applications SATUSEHAT et e-CD. Elle concerne tous les voyageurs arrivant dans un grand aéroport indonésien — Bali, Jakarta, Surabaya — touristes, résidents et citoyens indonésiens confondus.

Comment la remplir, étape par étape

  1. Rendez-vous sur allindonesia.imigrasi.go.id ou téléchargez l’application All Indonesia, dans les 3 jours qui précèdent l’arrivée. Plus tôt, le formulaire refusera votre date de vol.
  2. Saisissez vos données de passeport, votre numéro de vol, votre adresse à Bali et vos déclarations douanières.
  3. Recevez un QR code par e-mail ou dans l’application. Faites-en une capture d’écran.
  4. Présentez-le à la douane à l’arrivée, avec votre passeport.
formulaire en ligne All Indonesia Arrival Card et son QR code pour entrer à Bali

Trois erreurs à éviter

  • La remplir trop tôt. La fenêtre de 3 jours est stricte. Faites-la la veille du départ, pas trois semaines avant.
  • La payer. Elle est gratuite. Tout site qui facture un « service de carte d’arrivée indonésienne » est un intermédiaire.
  • Croire qu’elle remplace le visa. Non. C’est une déclaration, pas une autorisation d’entrée.

Un formulaire par voyageur, enfants compris. Une famille de quatre doit donc prévoir dix minutes, pas deux.

La taxe touristique de Bali (Love Bali)

Depuis le 14 février 2024, tout visiteur étranger qui entre à Bali paie une taxe touristique de 150 000 IDR par personne, soit environ 8,50 €. C’est un paiement unique qui couvre l’intégralité du séjour sur l’île — ce n’est pas une taxe par nuitée — et elle s’applique aussi bien aux adultes qu’aux enfants. Les recettes financent la protection de l’environnement, la préservation culturelle et la gestion des déchets, trois sujets très visibles si vous marchez sur une plage balinaise en fin de saison des pluies.

Comment payer la taxe touristique

Payez en ligne, avant de partir, sur le portail officiel Love Bali. Vous saisissez vos données de passeport et votre date d’arrivée, vous réglez par carte ou par portefeuille électronique, et vous recevez un bon avec QR code. Enregistrez-le hors ligne.

Vous pouvez aussi payer à l’arrivée, aux guichets dédiés du terminal ou en scannant les QR codes affichés dans la zone d’arrivée. Mais cela signifie une file d’attente de plus à la fin d’un très long voyage, pour économiser exactement zéro euro.

Où le contrôle a réellement lieu

Les contrôles se sont durcis. Ils ont lieu à la sortie de l’aéroport et, de plus en plus, à l’entrée des grands sites touristiques ainsi qu’au terminal de fast boat de Sanur, avant la traversée vers Nusa Penida. Gardez le QR code sur votre téléphone pendant tout le séjour : cela ne coûte rien et vous évite une discussion.

  • 150 000 IDR par personne, un seul paiement pour tout le séjour
  • Payable en ligne à l’avance via Love Bali, ou à l’arrivée
  • Applicable à tous les visiteurs étrangers, enfants compris
  • Distincte du visa : payer l’un ne couvre pas l’autre
  • Les titulaires de certains permis de long séjour (KITAS, KITAP, visas diplomatiques et étudiants) en sont exemptés

Douane : ce que vous pouvez et ne pouvez pas emporter

La douane indonésienne est détendue sur les bagages touristiques ordinaires et extrêmement stricte sur une courte liste d’articles. Cela vaut la peine de le savoir avant de faire vos valises, parce que la sanction n’est pas la même selon la ligne concernée.

ArticleRègle à l’entrée en Indonésie
Alcool1 litre par adulte, en franchise
Cigarettes200 cigarettes ou 25 cigares par adulte
EspècesDéclaration obligatoire au-delà de 100 millions IDR (environ 5 600 €)
Effets personnelsJusqu’à 500 dollars de valeur, au-delà des droits s’appliquent
DronesAutorisés, mais une autorisation de vol est requise dans de nombreuses zones
MédicamentsDans leur emballage d’origine, avec l’ordonnance
Cigarettes électroniquesTolérées pour un usage personnel, restreintes en quantité de revente
StupéfiantsPeines extrêmement lourdes, jusqu’à la perpétuité et la peine capitale
Les franchises douanières indonésiennes à l’arrivée à Bali

Le point sur lequel il n’y a aucune tolérance

L’Indonésie applique la peine de mort pour le trafic de stupéfiants et prononce de très longues peines de prison pour simple détention. Il n’y a pas de zone grise, pas de tolérance touristique, et aucune exception médicale pour le cannabis, y compris pour un produit légalement prescrit ailleurs. C’est le seul sujet de ce guide sur lequel je vous demande de me croire sur parole, sans discuter.

Le cas des médicaments sur ordonnance

Voyagez avec vos médicaments dans leur emballage d’origine, accompagnés de l’ordonnance, idéalement traduite en anglais. Cela concerne en particulier les traitements contenant de la codéine ou des dérivés d’amphétamine, très encadrés en Indonésie. Un pilulier anonyme est exactement ce qu’il ne faut pas faire.

L’immigration à l’aéroport de Bali, étape par étape

La plupart des guides listent les règles. Très peu décrivent le trajet réel entre la porte de l’avion et la station de taxis. Voici la séquence à Ngurah Rai, dans l’ordre où vous allez la vivre.

Étape 1 — Préparer ses QR codes avant de sortir de l’avion

Il vous faudra, à l’écran et de préférence en capture d’écran parce que le wifi de l’aéroport est capricieux : le QR code de la All Indonesia Arrival Card, votre PDF d’e-VOA si vous l’avez acheté en ligne, et le QR code de la taxe Love Bali. Faites ces captures avant l’embarquement, pas à l’atterrissage. J’ai vu plus d’un voyageur sortir de la file parce que son e-mail refusait de se charger.

Étape 2 — Le guichet du Visa on Arrival, si vous n’avez pas d’e-VOA

Si vous payez votre visa sur place, les guichets VOA se trouvent avant le contrôle des passeports. Vous réglez 500 000 IDR par personne, par carte ou en espèces en roupies, et vous recevez une vignette ou un reçu. C’est de loin le plus gros poste de perte de temps de l’arrivée : la file peut atteindre 30 à 45 minutes quand trois gros-porteurs se posent en même temps.

Si vous avez acheté l’e-VOA en ligne, vous sautez purement et simplement cette file. C’est tout l’intérêt de la démarche.

Étape 3 — Le contrôle des passeports : portique automatique ou guichet

L’immigration de Bali exploite désormais une batterie de portiques automatiques (autogates). Ils sont accessibles aux passeports électroniques, dont les passeports français. Vous scannez votre passeport, vous regardez la caméra, la porte s’ouvre. Cela prend moins d’une minute et c’est de très loin l’entrée la plus rapide dans le pays.

Si vous avez pris un VOA au guichet ou si votre passeport n’est pas biométrique, vous passez par un guichet classique. L’officier peut poser trois questions : combien de temps restez-vous, où logez-vous, avez-vous un billet de sortie du territoire. Répondez simplement et ayez le nom de votre hôtel prêt — pas « on verra sur place ».

portiques automatiques de l'immigration à l'aéroport de Bali Ngurah Rai
Les portiques automatiques de Bali, ouverts aux passeports français électroniques

Étape 4 — Bagages, douane et contrôle de la taxe

Après le tapis à bagages, vous passez la douane, où le QR code de votre Arrival Card remplace l’ancienne déclaration papier. Les agents le scannent. Au-delà de ce point, et de plus en plus à la sortie même du terminal, du personnel peut vous demander le QR code de la taxe Love Bali. Si vous ne l’avez pas payée, des guichets sont prévus — mais vous refaites la queue.

Combien de temps prend l’immigration à Bali

De façon réaliste, entre la porte de l’avion et le hall d’arrivée, bagages compris :

SituationDurée typique
e-VOA + portique + Arrival Card + taxe payée15 à 25 minutes
e-VOA + guichet manuel30 à 45 minutes
VOA acheté sur place45 à 75 minutes
Rien de préparé, en pic d’arrivées90 minutes et plus
Temps entre l’atterrissage et le hall d’arrivée à Denpasar, bagages inclus

La leçon est simple : faire les démarches en ligne vous coûte vingt minutes chez vous et vous fait gagner une heure à Bali, à 3h du matin, après vingt heures de voyage. C’est le meilleur rapport effort / bénéfice de tout ce guide.

Quitter l’aéroport de Bali

Vous passez la douane, les portes s’ouvrent, et trente chauffeurs vous hèlent en même temps. Après vingt heures d’avion, c’est le pire moment du voyage — et précisément celui où l’on accepte le premier prix annoncé. Décidez avant d’atterrir.

espace de prise en charge Grab à la sortie du terminal d'arrivée de l'aéroport de Bali
Le point de rendez-vous Grab, juste à la sortie du terminal d’arrivée de Denpasar

Réserver un transfert privé avec Roy

L’option que je recommande, et celle que j’organise pour tous ceux qui viennent me voir en Indonésie, consiste à réserver le transfert à l’avance pour qu’un chauffeur vous attende déjà, avec votre nom sur une pancarte. Roy est un ami balinais qui gère un petit pool de chauffeurs qu’il a sélectionnés lui-même et en qui il a confiance. Il ne conduit pas lui-même : il organise les transferts, attribue le chauffeur adapté à votre trajet, et répond du service. Tous mes proches qui atterrissent à Ngurah Rai sont pris en charge de cette façon, en voiture climatisée, à un prix fixé avant le décollage.

Les tarifs commencent à 300 000 IDR, soit environ 16 €, pour le sud de Bali, et augmentent avec la distance vers Ubud, l’est ou le nord de l’île. Envoyez à Roy votre numéro de vol, votre heure d’arrivée et le nom de votre hôtel sur WhatsApp : il confirme le prix et attribue un chauffeur. Le chauffeur suit le vol, donc un retard n’est pas un problème — et c’est exactement ce qui fait la différence quand vous atterrissez avec trois heures de décalage sur l’horaire prévu.

Dites-lui que vous venez de Voyage-en.fr. Ses chauffeurs parlent anglais et connaissent l’île infiniment mieux que n’importe quelle application de navigation. Si le courant passe bien avec le vôtre, vous pouvez réserver le même chauffeur pour une journée d’excursion plus tard dans le séjour, toujours via Roy.

Grab et Gojek

Grab et Gojek sont les deux applications de VTC utilisées dans toute l’Indonésie, et les deux fonctionnent à l’aéroport de Bali depuis un point de prise en charge dédié, à l’extérieur du terminal. Les prix sont transparents et généralement les plus bas. Téléchargez les applications et enregistrez votre carte avant de partir : l’inscription exige un numéro de téléphone fonctionnel, ce que vous n’aurez peut-être pas dans la première heure.

Deux limites. À 1h du matin après un vol retardé, l’offre de véhicules s’effondre. Et une voiture pour deux grosses valises plus trois passagers n’est pas toujours ce qui se présente.

Le taxi officiel de l’aéroport

Le comptoir officiel des taxis, à l’intérieur du terminal, vend un coupon à prix fixe par zone de destination. C’est plus cher que Grab, mais il n’y a ni négociation ni surprise. Si vous atterrissez épuisé et que vous voulez la solution la plus simple possible, c’est celle-là.

La navette de l’hôtel

Beaucoup d’hôtels proposent un transfert depuis l’aéroport. C’est l’option zéro effort, et généralement la plus chère : comptez à partir de 350 000 IDR, souvent bien plus dans les établissements haut de gamme. Elle se justifie surtout si votre hôtel est isolé ou si vous arrivez au milieu de la nuit avec des enfants.

Quelle option choisir

OptionPrix indicatif vers SeminyakAvantagesInconvénients
Transfert privé (Roy)À partir de 300 000 IDR (environ 16 €)Chauffeur qui vous attend, prix fixe, suivi du vol, place pour les bagagesNécessite un message à l’avance
Grab / Gojek100 000 à 180 000 IDR (environ 5 à 10 €)Le moins cher, prix transparentMarche jusqu’au point de rendez-vous, rare la nuit
Coupon taxi officiel200 000 à 300 000 IDR (environ 11 à 16 €)Immédiat, sans applicationPlus cher, aucun suivi du vol
Navette de l’hôtelÀ partir de 350 000 IDR (environ 19 €)Zéro effortGénéralement l’option la plus chère
Aéroport de Bali vers votre hôtel : les quatre options réalistes comparées

Une fois installé, lisez mon guide complet sur comment se déplacer à Bali : scooter, chauffeur privé à la journée, Grab, location de voiture, et la réalité de la circulation balinaise.

Rejoindre Bali avec un vol domestique

Si vous voyagez déjà en Indonésie, ou si votre billet international vous dépose à Jakarta, le vol intérieur est la solution la plus simple pour rejoindre Bali. Denpasar est relié à des dizaines de villes indonésiennes, et les tarifs domestiques sont bas : un Jakarta – Bali se trouve souvent sous les 50 € l’aller simple.

avion Citilink sur le tarmac lors d'un vol domestique en Indonésie vers Bali
Les vols intérieurs indonésiens sont fréquents et bon marché — ici un Citilink

Les compagnies domestiques indonésiennes

Garuda Indonesia est la compagnie nationale, la plus chère et la plus ponctuelle. Citilink est sa filiale à bas coût, un bon compromis. Lion Air, Batik Air et Super Air Jet se partagent le reste du marché avec des tarifs très agressifs et une ponctualité plus aléatoire. Sur les liaisons principales, la concurrence joue à plein et il y a un vol presque toutes les heures.

Les principales liaisons vers Denpasar

LiaisonDurée de volFréquence
Jakarta (CGK) → Bali1 h 50Très fréquent, toute la journée
Surabaya (SUB) → Bali0 h 55Fréquent
Yogyakarta (YIA) → Bali1 h 25Plusieurs par jour
Labuan Bajo (LBJ) → Bali1 h 20Plusieurs par jour
Lombok (LOP) → Bali0 h 40Plusieurs par jour
Makassar (UPG) → Bali1 h 30Plusieurs par jour
Les principales liaisons aériennes intérieures vers l’aéroport de Bali

Enchaîner un vol international et un vol domestique

Les terminaux international et domestique de Denpasar sont voisins, à cinq minutes de marche l’un de l’autre : une correspondance auto-organisée est donc réaliste. Prévoyez malgré tout trois heures, parce que vous passez l’immigration et que vous devez réenregistrer vos bagages. Pour le tableau complet des transports dans l’archipel — trains, bus, ferries et vols intérieurs — voyez mes guides comment aller en Indonésie et comment se déplacer en Indonésie.

Arriver à Bali en bateau

Bali n’est pas seulement accessible par les airs. Deux traversées régulières y amènent chaque jour des milliers de voyageurs, l’une depuis Java à l’ouest, l’autre depuis Lombok et les Gili à l’est. Ce sont deux expériences très différentes.

Depuis Java : le ferry Ketapang – Gilimanuk

Depuis l’est de Java, le ferry Ketapang → Gilimanuk traverse le détroit de Bali en 30 à 45 minutes et circule 24 heures sur 24. La plupart des voyageurs rejoignent le port de Ketapang en train ou en bus depuis Surabaya ou Banyuwangi. Si vous êtes dans un bus longue distance, le car monte lui-même sur le ferry et vous restez à bord : c’est déroutant la première fois, et parfaitement normal.

Soyez réaliste sur la distance qui reste ensuite. Gilimanuk se trouve à l’extrémité ouest de Bali, et il faut encore 4 à 5 heures de route pour rejoindre Ubud ou les plages du sud. Cet itinéraire a du sens si vous arrivez par la terre depuis Yogyakarta et le mont Bromo, pas comme raccourci.

le port de Padang Bai dans l'est de Bali avec ses bateaux à quai
Padang Bai, le port de l’est de Bali où arrivent les bateaux venus de Lombok

Depuis Lombok et les Gili : les fast boats vers Padang Bai

Depuis Lombok ou les îles Gili, les bateaux rapides partent de Bangsal, Senggigi ou Gili Trawangan et arrivent à Padang Bai, dans l’est de Bali, parfois à Sanur ou Serangan. La traversée dure 1 h 30 à 2 h 30 selon la houle et le nombre d’îles desservies en chemin.

ferry au départ de Padang Bai à Bali vers Lombok et les îles Gili
Le ferry de Padang Bai, la liaison la plus économique entre Bali et Lombok

Il existe aussi un ferry public bien moins cher et bien plus lent, de Lembar à Padang Bai, environ 5 heures, emprunté surtout par les habitants et par ceux qui voyagent avec un véhicule. La mer entre Lombok et Bali peut être formée entre décembre et février : si vous êtes sujet au mal de mer, prenez l’avion, c’est quarante minutes.

fast boat Semaya One reliant Bali à Lombok et aux îles Gili
Semaya One, l’un des opérateurs de fast boat entre Bali, les Gili et Lombok

Aller à Nusa Penida depuis Bali

Une fois posé à Bali, l’excursion la plus simple et la plus spectaculaire est Nusa Penida, la grande île au large de la côte sud-est. C’est là que je vis et que je travaille, et c’est la raison pour laquelle beaucoup de voyageurs prolongent leur séjour balinais de trois jours.

La traversée depuis Sanur

Les bateaux rapides partent du port de Sanur, un terminal moderne situé à une trentaine de minutes de l’aéroport, et la traversée dure 30 à 45 minutes. Les départs s’échelonnent du petit matin à la fin d’après-midi, et les bateaux accostent à Toyapakeh, Buyuk ou Sampalan selon l’opérateur. Pensez à votre QR code Love Bali : il est contrôlé au terminal de Sanur.

la plage de Sanur à Bali, point de départ des bateaux rapides pour Nusa Penida
Sanur, d’où partent tous les fast boats pour Nusa Penida

Préparer la traversée et le séjour sur place

Horaires, prix et opérateurs changent souvent : je tiens à jour un guide dédié sur comment aller à Nusa Penida depuis Bali, avec les compagnies, les vrais tarifs et les pièges à éviter. Le reste de l’île — plages, points de vue, hébergements, itinéraires — est détaillé sur nusapenida.fr.

Si vous plongez ou si vous faites du snorkeling, c’est cette traversée qui vous emmène vers les raies manta, visibles toute l’année, et vers le mola mola de juillet à octobre. J’ai également détaillé les sites de plongée de Nusa Penida et une comparaison honnête entre les Gili et Nusa Penida pour ceux qui hésitent entre les deux.

Quand partir à Bali

Bali se trouve à huit degrés au sud de l’équateur : la température ne bouge quasiment pas, 29 à 32 °C toute l’année, avec une humidité comprise entre 78 et 81 %. Ce qui change, c’est la pluie, la fréquentation et les prix.

PériodeMétéoFréquentation et prixVerdict
Avril – juinSec, ciel dégagéModéréeLa meilleure période
Juillet – aoûtLe plus secPic, très cherRéservez très à l’avance
Septembre – octobreSec, mer chaudeModéréeExcellente, idéale pour plonger
Novembre – marsSaison des pluies, averses courtes et fortesBasse, la moins chèreBon rapport qualité-prix, prévoyez une veste
Quand partir à Bali : météo, affluence et prix au fil de l’année

La saison des pluies est bien moins terrible que sa réputation

Il pleut rarement toute la journée. La configuration typique, de novembre à mars, c’est un ciel bleu le matin, une grosse averse en milieu d’après-midi, puis une soirée sèche. En échange, les vols et les hôtels sont nettement moins chers, les rizières sont vertes et les sites sont vides. Après dix ans sur place, c’est ma saison préférée pour photographier l’île.

Juillet et août, les mois vraiment difficiles

Ce sont les deux seuls mois que je déconseille franchement si vous avez le choix : ils cumulent l’été européen, l’hiver australien et la météo la plus sèche de l’île. Résultat, des vols à plus de 1 500 €, des hôtels complets, deux heures de route pour aller de Canggu à Ubud, et des files d’attente aux points de vue les plus photographiés.

Le calendrier des plongeurs

Pour les plongeurs, la logique est différente : les raies manta sont présentes autour de Nusa Penida toute l’année, et le mola mola apparaît de juillet à octobre, quand l’eau froide remonte. Voyez mes guides sur la plongée à Bali et sur la plongée en Indonésie pour organiser un séjour autour de ce calendrier.

lever de soleil depuis le sommet du volcan mont Batur à Bali
Lever de soleil au sommet du mont Batur, le plus dégagé entre avril et octobre

Conseils pratiques pour vos premières heures

Être connecté avant d’atterrir

Achetez une eSIM avant de partir, ou une carte SIM Telkomsel aux comptoirs de l’aéroport. La couverture est bonne sur toute l’île et les données sont bon marché. J’utilise et je recommande Bikago, qui s’active en quelques minutes avant même le décollage. Avoir une connexion qui fonctionne à la sortie du terminal change tout : vous pouvez appeler votre chauffeur, ouvrir vos cartes et vérifier votre réservation.

Argent et distributeurs

Retirez des roupies à un distributeur bancaire dans le terminal plutôt que de changer des euros aux comptoirs de change de l’aéroport, dont les taux sont mauvais. Utilisez les distributeurs adossés à une agence bancaire, pas les machines isolées dans les rues commerçantes. Les cartes passent dans les hôtels et les restaurants établis ; les warungs, les marchés et les petits chauffeurs fonctionnent en espèces.

Ne partez pas trop loin le premier jour

Si vous atterrissez tard, ne prévoyez pas deux heures de route vers le nord. Restez dans le sud — Seminyak, Sanur ou Jimbaran sont tous à moins de 30 minutes de l’aéroport — puis déplacez-vous le lendemain matin. Ubud est à 90 minutes quand la circulation est bonne, beaucoup plus quand elle ne l’est pas, et la côte est vers Karangasem demande deux à trois heures de voiture.

Ce qui surprend les primo-visiteurs

  • La circulation est lente. Les distances en kilomètres ne vous apprennent rien. Demandez toujours une durée, jamais une distance.
  • Les temples exigent un sarong, en général prêté à l’entrée.
  • Nyepi, le jour du silence balinais en mars, ferme l’aéroport pendant 24 heures. Vérifiez la date avant de réserver.
  • L’eau du robinet n’est pas potable. Les fontaines de recharge sont partout et une gourde filtrante évite beaucoup de plastique.
  • Le décalage horaire se rattrape mieux dehors. Une première journée à la lumière du jour vaut mieux qu’une sieste de six heures.

Les formalités derrière vous, le reste est la partie facile. Mon guide complet de Bali couvre où aller, quoi voir et combien de jours consacrer à chaque partie de l’île, et la rubrique informations pratiques sur Bali rassemble tout le reste.

Où dormir : réservez à l’avance

Sur un long-courrier avec escale, l’heure d’arrivée réelle est incertaine. C’est la raison numéro un pour laquelle je conseille de réserver au moins les deux premières nuits avant de partir, avec une annulation gratuite. Chercher un hôtel à 2h du matin dans un pays où vous n’avez ni connexion ni roupies est une très mauvaise entrée en matière.

Dans quelle région dormir selon votre programme

Pour une première nuit, le sud s’impose par sa proximité avec l’aéroport : Kuta et Legian pour le budget, Seminyak et Canggu pour les restaurants et la vie nocturne, Jimbaran et Nusa Dua pour le calme et les familles, Sanur si vous partez ensuite vers Nusa Penida. Ubud, au centre, se justifie à partir de la deuxième nuit ; le nord et l’est se gardent pour la suite du séjour.

Réserver au bon moment

En haute saison, les bons établissements du sud affichent complet plusieurs mois à l’avance et les prix doublent. En saison des pluies, vous pouvez réserver quelques jours avant et négocier sur place. Dans tous les cas, privilégiez les tarifs annulables sans frais : sur un voyage à deux escales, garder de la souplesse vaut largement les quelques euros de différence.

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FAQ — Aller à Bali

Existe-t-il un vol direct Paris – Bali ?

Non. Aucune compagnie n’assure de liaison directe entre Paris et Denpasar. Tous les itinéraires comportent au moins une escale, généralement à Doha, Dubaï, Istanbul, Singapour ou Kuala Lumpur. Le trajet total dure de 18 à 22 heures selon la correspondance retenue.

Combien coûte un vol Paris – Bali ?

Comptez 1 000 à 1 200 € l’aller-retour en classe économique en réservant deux à quatre mois à l’avance. En très haute saison — juillet, août, vacances de Noël — les tarifs dépassent régulièrement 1 500 €. KLM affiche des Paris – Denpasar à partir d’environ 1 088 €.

Quelle est la meilleure compagnie pour aller à Bali depuis la France ?

Cela dépend de votre priorité. Qatar Airways via Doha offre la correspondance la plus rapide, avec trois vols quotidiens Paris – Doha en saison d’hiver. Singapore Airlines via Singapour offre le meilleur confort et la possibilité de couper le voyage. Air France et KLM proposent un vol de nuit vers Singapour avec un équipage francophone.

Peut-on partir pour Bali depuis la province ?

Oui, mais avec des nuances. La ligne Nice – Doha de Qatar Airways est rétablie, ce qui permet de rejoindre Bali en une seule escale depuis la Côte d’Azur. En revanche, la ligne Lyon – Doha est suspendue. Depuis les autres villes de province, prévoyez deux escales et réservez impérativement l’ensemble du trajet sur un seul billet.

Faut-il un visa pour aller à Bali quand on est français ?

Oui. Les Français n’ont pas droit à l’exemption de visa, réservée aux passeports de dix pays d’Asie du Sud-Est. Vous devez prendre un Visa on Arrival ou son équivalent en ligne, l’e-VOA : 500 000 IDR, soit environ 28 €, valable 30 jours et prolongeable une seule fois de 30 jours.

Quelle différence entre le VOA et l’e-VOA ?

Aucune en termes de droits, de durée ou de prix. La différence est pratique : l’e-VOA s’achète en ligne avant le départ, vous évite la file de paiement et vous donne accès aux portiques automatiques de l’immigration. Dans les faits, il fait gagner 30 à 45 minutes à l’arrivée.

La All Indonesia Arrival Card est-elle obligatoire ?

Oui. Elle est gratuite et obligatoire pour toute arrivée dans un grand aéroport indonésien, et doit être remplie dans les 3 jours précédant l’arrivée sur allindonesia.imigrasi.go.id ou dans l’application All Indonesia. Elle remplace SATUSEHAT et l’ancienne déclaration douanière e-CD, mais ce n’est pas un visa.

Combien coûte la taxe touristique de Bali et comment la payer ?

150 000 IDR par personne, soit environ 8,50 €, en un seul paiement couvrant tout le séjour. Payez en ligne avant de partir sur le portail officiel Love Bali et conservez le QR code sur votre téléphone, ou réglez aux guichets à l’arrivée. Elle est en vigueur depuis le 14 février 2024.

Combien de temps prend l’immigration à l’aéroport de Bali ?

Entre 15 et 25 minutes si vous arrivez avec un e-VOA, votre QR code d’Arrival Card et votre taxe payée, en passant par les portiques automatiques. Entre 45 et 90 minutes si vous achetez votre visa au guichet pendant un pic d’arrivées.

Comment rejoindre son hôtel depuis l’aéroport de Bali ?

Quatre options : un transfert privé réservé à l’avance (à partir de 300 000 IDR, le plus confortable après un long vol), Grab ou Gojek depuis le point de prise en charge dédié (le moins cher), un coupon de taxi officiel à prix fixe, ou la navette de l’hôtel (généralement la plus chère). Réserver à l’avance signifie que quelqu’un vous attend avec votre nom sur une pancarte.

Peut-on prolonger son visa touristique à Bali ?

Oui, une seule fois, de 30 jours, ce qui porte le séjour à 60 jours. Le VOA comme l’e-VOA se prolongent en ligne. Lancez la démarche environ deux semaines après l’arrivée : l’amende de dépassement est de 1 million IDR par jour, soit environ 56 €.

Faut-il un billet retour pour entrer à Bali ?

Officiellement oui : un billet retour ou de continuation peut être demandé à l’enregistrement ou à l’immigration. En pratique, le contrôle est irrégulier, mais les compagnies aériennes sont plus strictes que les officiers indonésiens. Gardez une réservation sur votre téléphone.

Quelle est la meilleure période pour partir à Bali ?

D’avril à juin et de septembre à octobre : temps sec, mer chaude, affluence gérable et prix raisonnables. Juillet et août sont les mois les plus secs mais aussi les plus chers et les plus fréquentés. La saison des pluies, de novembre à mars, est bien meilleur marché et il pleut rarement toute la journée.

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