Par Blaise Jaeger · Mis à jour le 1er août 2026
Ubud est posé dans les collines du centre de Bali, à environ 25 km de la côte, et c’est le seul endroit de l’île qui n’a presque rien à voir avec le Bali des beach clubs et des cocktails au coucher du soleil. Pas de plage, pas de surf, pas de vie nocturne digne de ce nom. À la place : des rizières en terrasses, des gorges creusées par les rivières, des temples encore en activité quotidienne, et un centre-ville qui se vide dès 22h00.
C’est précisément ce contraste qui fait qu’Ubud figure dans presque tous les itinéraires. Je vis à Bali depuis 2020, et c’est là que j’envoie les amis qui veulent comprendre l’île plutôt que simplement s’y allonger — et là où je vais moi-même quand le sud devient trop bruyant.
C’est aussi, disons-le franchement, bien plus fréquenté que ne le laisse croire la carte postale. Le centre d’Ubud connaît de vrais embouteillages, la Forêt des Singes est bondée dès 10h00, et le célèbre point de vue de Tegallalang est bordé de cafés. Rien de tout cela ne gâche l’endroit — cela veut simplement dire qu’il faut savoir où aller, et à quelle heure.
Ce guide vous explique où se trouve réellement Ubud et comment s’y rendre, les meilleures choses à y faire, les temples, les cascades et les rizières qui valent le déplacement, où dormir selon les quartiers et les budgets, combien de jours prévoir, et tous les détails pratiques qui font la différence sur place.
Écrit depuis Bali : je vis sur l’île depuis 2020, actuellement à Seminyak, après un premier voyage en 2009 et l’ouverture du premier centre de plongée PADI de Nusa Penida en 2017. Chaque site, chaque prix et chaque temps de trajet ci-dessous, je les ai vérifiés moi-même sur le terrain plutôt que recopiés dans un dossier de presse. Les tarifs sont ceux de 2026, en euros.
Guide de voyage à Ubud : navigation rapide
- Où se trouve Ubud et comment s’y rendre
- Ubud vaut-il le détour ?
- Que faire à Ubud : les incontournables
- Les plus beaux temples autour d’Ubud
- Les plus belles cascades autour d’Ubud
- Les plus belles rizières près d’Ubud
- Où dormir à Ubud
- Combien de jours à Ubud (et un programme de 3 jours)
- Ubud, Seminyak ou Canggu ?
- Conseils pratiques pour visiter Ubud
- Questions fréquentes
Où se trouve Ubud ? Et comment s’y rendre
Ubud est une petite ville du district de Gianyar, sur les hauteurs du centre de Bali, en Indonésie. Elle se situe à environ 200 mètres d’altitude, à quelque 25 km au nord-est de Denpasar et à 35 km de l’aéroport international Ngurah Rai (DPS). Elle n’est pas sur la côte : la plage la plus proche est à environ 45 minutes de voiture.
Administrativement, « Ubud » est un village qui en a absorbé plusieurs autres — Padangtegal, Peliatan, Sayan, Penestanan, Campuhan. Dans les faits, quand on parle d’Ubud, on désigne le centre parcourable à pied autour de Jalan Raya Ubud, de Monkey Forest Road et du palais royal, plus les vallées de rizières situées à quelques kilomètres à la ronde.
Comme Ubud est à l’intérieur des terres, tout se fait en voiture ou en scooter. Voici ce que représentent réellement ces trajets — comptez plus large en fin d’après-midi, quand les routes qui mènent en ville se bouchent.
| Depuis | Distance | Durée habituelle | Remarques |
|---|---|---|---|
| Aéroport (DPS) | 35 km | 1 h 15 – 2 h | Taxi aéroport à prix fixe ou chauffeur réservé à l’avance ; le pire créneau est 16h00–19h00 |
| Seminyak | 32 km | 1 h 15 – 1 h 45 | Le transfert le plus courant sur un itinéraire balinais |
| Canggu | 30 km | 1 h 15 – 1 h 45 | Plus court sur le papier, rarement plus rapide dans la réalité |
| Sanur | 25 km | 45 min – 1 h 15 | La liaison la plus rapide vers la côte, et le port pour Nusa Penida |
| Amed / Karangasem (est) | 65 km | 2 h – 2 h 30 | Belle route par Sidemen ; mieux vaut couper le trajet |
| Mont Batur (Kintamani) | 35 km | 1 h – 1 h 15 | Les treks au lever du soleil partent d’Ubud vers 2h00 |
| Nusa Penida (via le port de Sanur) | 25 km + bateau | 1 h + 45 min de ferry | Faisable en une longue journée, bien meilleur avec une nuit sur place |
Rejoindre Ubud depuis l’aéroport
Il n’y a ni train ni bus vraiment utile. Vos options : un taxi officiel de l’aéroport (tarif fixe, environ 20–25 € jusqu’à Ubud), une application de VTC type Grab ou Gojek (souvent moins cher, mais la prise en charge à l’aéroport est limitée à des zones précises), ou un chauffeur privé réservé à l’avance — c’est ce que la plupart des hôtels organiseront pour vous à un prix comparable.
Si vous atterrissez tard, réservez le transfert à l’avance : négocier à 1h00 du matin après un vol long-courrier n’est l’idée que personne ne se fait d’un bon départ. Pour les visas, les terminaux et les formalités à l’arrivée, voyez mon guide sur comment aller à Bali.
Se déplacer une fois sur place
Le centre d’Ubud se parcourt à pied, et c’est l’un de ses vrais avantages sur le sud de l’île. Tout le reste — temples, cascades, rizières — demande un véhicule. La plupart des visiteurs louent un scooter (environ 5–7 € par jour) ou prennent un chauffeur à la journée (30–40 € pour 8 à 10 heures, carburant et temps d’attente compris, et généralement la meilleure affaire à plusieurs).
Le chauffeur est aussi l’option raisonnable pour la boucle des temples au nord de la ville, où le stationnement est chaotique et les routes étroites. Mon comparatif complet des scooters, chauffeurs, taxis et applications est ici : comment se déplacer à Bali.
Ubud vaut-il le détour ?
Oui — à condition de chercher autre chose qu’une plage. Ubud est la meilleure base de Bali pour les temples, les rizières, les cascades, l’art, le yoga et les paysages de jungle, et c’est la seule partie de l’île où l’hindouisme balinais fait visiblement partie du quotidien plutôt que d’un spectacle monté pour les visiteurs.
Comparé à Seminyak ou Canggu, Ubud est :
- Plus vert, plus frais et plus traditionnel — vous êtes dans les collines, et cela se voit
- Presque dépourvu de vie nocturne ; le dîner est l’événement de la soirée
- Construit autour de l’art, des cérémonies et du bien-être plutôt que du surf et des beach clubs
- Bien meilleur marché pour se loger à tous les niveaux, de la guesthouse à la villa
Pour qui Ubud n’est pas fait : si vous avez cinq jours à Bali et que vous êtes venu pour surfer ou pour être sur une plage tous les matins, Ubud vous fera l’effet d’un détour. Tous les autres devraient y consacrer deux à trois nuits.
Une réserve honnête. Ubud est célèbre depuis longtemps, et les rues du centre le montrent : circulation, boutiques de souvenirs, et une file d’attente pour la photo sur la balançoire. La ville récompense ceux qui sortent du centre — marchez sur une crête à 7h00, roulez vingt minutes jusqu’à un temple dont personne n’a posté de photo, mangez là où le menu est en indonésien. Faites cela et Ubud reste extraordinaire.

Que faire à Ubud : les incontournables
Presque tout ce qui mérite d’être vu autour d’Ubud se trouve à moins d’une heure de route. Voici la liste courte, avec ce que chaque site vous coûte réellement en temps et en argent, pour construire une vraie journée plutôt qu’une liste de souhaits.
| Site | De quoi il s’agit | Trajet depuis Ubud | Temps à prévoir | Entrée (env.) |
|---|---|---|---|---|
| Forêt des Singes | Forêt sacrée et complexe de temples, des centaines de macaques | À pied | 1 h 30 | 5 € |
| Campuhan Ridge Walk | Sentier facile sur une crête entre deux vallées | À pied | 1 h – 1 h 30 | Gratuit |
| Tegallalang | La célèbre vallée de rizières en terrasses, et ses balançoires | 20 min | 1 h – 2 h | 1,50 € + supplément balançoire |
| Tirta Empul | Temple de la source sacrée et ses bassins de purification | 30 min | 1 h 30 | 3 € |
| Goa Gajah | Temple-grotte du IXe siècle, la « grotte de l’Éléphant » | 15 min | 45 min | 3 € |
| Gunung Kawi | Sanctuaires du XIe siècle taillés dans une gorge | 35 min | 1 h 30 | 3 € |
| Taman Ayun | Temple royal et ses tours meru à toits superposés | 50 min | 1 h | 2 € |
| Tegenungan / Tibumana / Kanto Lampo | Les trois cascades les plus accessibles | 20–40 min | 1 h chacune | 1,50–3 € |
| Jatiluwih | Rizières classées à l’UNESCO, bien plus vastes et plus calmes | 1 h 30 | Une demi-journée | 2,50 € |
| Trek du mont Batur au lever du soleil | Volcan actif, ascension guidée avant l’aube | 1 h (départ 2h00) | Une demi-journée | 30–50 € avec guide |
Visiter la Forêt des Singes sacrée
La Forêt des Singes sacrée — Mandala Suci Wenara Wana — est à la fois une réserve naturelle et un lieu de culte actif, en plein cœur d’Ubud, à dix minutes à pied du palais royal. Plusieurs centaines de macaques à longue queue vivent parmi les temples couverts de mousse, les racines de banians et les sculptures de pierre. C’est assumé comme une attraction touristique, et cela vaut quand même le coup : les allées ombragées sont superbes, et voir autant de singes dans quelque chose qui ressemble à leur habitat naturel n’a rien d’ordinaire.
Rangez tout ce qu’un singe pourrait convoiter : lunettes de soleil, gourdes, téléphone mal tenu, tout ce qui brille et pend d’un sac. Si l’un d’eux s’en empare, vous finirez par acheter des bananes à un guide local pour racheter vos propres affaires. Amusant une fois, coûteux la deuxième. Venez à l’ouverture (vers 9h00), avant les groupes.
Marcher sur la crête de Campuhan à l’aube
La Campuhan Ridge Walk est un chemin pavé qui suit une étroite arête de terre entre deux vallées, à quelques minutes du centre-ville. C’est plat, c’est gratuit, et à 6h30 du matin c’est quasiment désert, avec la brume encore accrochée dans les gorges de part et d’autre.
Comptez une heure aller-retour, ou poussez jusqu’au Karsa Café tout au bout pour un petit-déjeuner au milieu des rizières avant de revenir. Dès 10h00 la lumière est dure et le sentier fréquenté : c’est une activité de lever de soleil, ou rien.
Grimper le mont Batur au lever du soleil
Kintamani, à une heure au nord-est d’Ubud, est le point de départ de l’ascension du mont Batur, l’un des volcans actifs de Bali. On vient vous chercher à l’hôtel vers 2h00 ; la montée elle-même prend deux à trois heures sur des sentiers rocailleux et des pentes raides et instables, dans le noir, à la frontale.
Si la météo coopère, vous atteignez le bord du cratère pour le lever du soleil sur le lac Batur et les montagnes derrière, avec de la vapeur volcanique qui s’échappe du sol à côté de vous. Sinon, vous êtes dans les nuages — c’est le pari, et aucun guide ne peut vous promettre autre chose. Partez avec un guide agréé (l’ascension libre n’est pas autorisée), mettez de vraies chaussures et emportez une couche supplémentaire : il fait vraiment froid là-haut avant l’aube.
Découvrir la culture et les arts balinais
Ubud est le centre artistique de Bali depuis les années 1930, quand des peintres européens s’y sont installés et que des écoles locales de peinture et de sculpture se sont développées autour d’eux. Galeries et ateliers sont partout, et le palais royal, en plein centre, est le point de départ le plus simple.
Des spectacles de danse traditionnelle et de gamelan y sont donnés presque tous les soirs — Legong, Barong et Kecak en alternance, généralement à partir de 19h30. Les billets se vendent sur place pour quelques euros. C’est monté pour les visiteurs, évidemment, mais les musiciens et les danseurs, eux, sont authentiques.
Si vous êtes à Ubud autour de Nyepi — le jour du silence balinais, en mars — restez pour le défilé des Ogoh-Ogoh la veille au soir. D’immenses démons en papier mâché sont portés à travers les rues puis brûlés. C’est la chose la plus spectaculaire qu’on puisse voir sur l’île, et elle n’est pas organisée pour le tourisme.
Musées et galeries
Le musée Puri Lukisan abrite la plus belle collection de peinture balinaise classique et moderne, et il est assez compact pour être vu correctement en une heure. Le musée d’art Neka couvre le même terrain en insistant davantage sur les artistes étrangers ayant travaillé à Bali, et le Blanco Renaissance Museum — l’ancienne maison-atelier d’Antonio Blanco — vaut autant pour le bâtiment et son cadre que pour les toiles.
Yoga, spas et bien-être
Ubud est l’une des capitales mondiales du yoga, et l’offre va du cours à l’unité à 7 € à la retraite silencieuse de deux semaines. The Yoga Barn est le studio le plus connu et accepte les arrivées sans réservation ; les studios plus petits de Penestanan et de Nyuh Kuning sont plus tranquilles. Hors haute saison, aucune réservation n’est nécessaire pour un cours isolé.
Les spas sont tout aussi nombreux et remarquablement bon marché selon les standards européens : un massage balinais traditionnel d’une heure coûte 8–15 € en ville, 30–60 € dans un resort. La plupart utilisent des ingrédients locaux — huile de coco, frangipanier, curcuma, poudre de riz — et beaucoup sont installés dans des jardins ou au-dessus de la vallée, ce qui fait la moitié du plaisir.
Goûter à toute la cuisine balinaise
Ubud est le meilleur endroit de l’île pour découvrir la cuisine balinaise comme il se doit, parce qu’on y trouve à la fois les warungs (petits restaurants familiaux) et les cuisines gastronomiques qui prennent cette cuisine au sérieux. Les plats à chercher : le babi guling (cochon de lait rôti à la broche, traditionnellement un plat de cérémonie, servi de la fin de matinée jusqu’à épuisement), le bebek betutu (canard cuit lentement aux épices dans une feuille de bananier, à commander en général la veille) et le nasi campur, une assiette de riz accompagnée d’une ronde de petits plats — le repas de tous les jours, et le meilleur rapport qualité-prix d’Indonésie.
Un repas dans un warung coûte 2–4 €. Un cours de cuisine — visite du marché à l’aube, puis cinq ou six plats préparés de A à Z — coûte 25–40 € et reste le meilleur souvenir que vous puissiez rapporter de Bali.

Les plus beaux temples autour d’Ubud
Bali compte des milliers de temples, et ceux des environs d’Ubud figurent parmi les plus anciens et les plus importants de l’île. Les quatre ci-dessous sont des lieux de culte en activité, pas des monuments : sarong et écharpe obligatoires, épaules couvertes, et il est demandé aux femmes ayant leurs règles de ne pas entrer. Des sarongs sont prêtés à l’entrée de chaque site.
Goa Gajah, la grotte de l’Éléphant
Goa Gajah date du IXe siècle et se trouve à quinze minutes à l’est d’Ubud. L’entrée de la grotte est sculptée en un immense visage démoniaque, bouche ouverte, entouré de reliefs foisonnants ; à l’intérieur, dans une salle en forme de T, se trouvent une statue de Ganesh et trois lingams. Reliques hindoues et bouddhiques cohabitent ici, ce qui en dit long sur la façon dont la religion balinaise s’est réellement construite.
En contrebas de la grotte, des bassins et des fontaines mis au jour dans les années 1950 occupent un creux de verdure, avec un sentier qui descend jusqu’à la rivière. Quarante-cinq minutes suffisent. Venez tôt : le parking est plein dès 10h00.

Tirta Empul, la source sacrée
Fondé au Xe siècle à Tampaksiring, à une demi-heure au nord d’Ubud, Tirta Empul est dédié à Vishnou et bâti autour d’une source naturelle — le nom signifie « eau sacrée ». Les familles balinaises y viennent pour le melukat, un rituel de purification : on avance le long d’une rangée de fontaines de pierre, en priant et en plongeant la tête sous chacune d’elles.
Les visiteurs peuvent y participer, et c’est un moment réellement émouvant — mais traitez-le comme un rituel, pas comme une occasion de photo. Il vous faudra un sarong pour l’eau (loué sur place), des vêtements de rechange et la patience de suivre la file dans les règles. Sautez les fontaines situées juste devant le sanctuaire dédié aux morts ; les fidèles vous montreront lesquelles.

Gunung Kawi, des sanctuaires taillés dans la gorge
Gunung Kawi est le temple le plus envoûtant des environs d’Ubud et le moins fréquenté des quatre. Dix sanctuaires du XIe siècle sont taillés directement dans les falaises de la vallée de la rivière Pakerisan, sur sept mètres de haut, dédiés au roi Anak Wungsu et à sa famille.
On y accède par quelque 300 marches de pierre au milieu des rizières et des cocotiers — qu’il faut évidemment remonter ensuite, alors prenez de l’eau. En bas, le bruit de la rivière et l’échelle des façades taillées dans la roche donnent l’impression d’un lieu bien plus ancien et bien plus reculé qu’un trajet de 35 minutes depuis la ville.

Taman Ayun, le temple royal sur l’eau
Construit en 1634 par la dynastie de Mengwi et intégré au paysage subak classé à l’UNESCO, Taman Ayun signifie « beau jardin ». Le temple repose sur une plateforme surélevée entourée de douves, ses cours bordées de meru — ces tours-pagodes à étages, chacune dédiée à une divinité ou à un ancêtre royal, dont les toits de chaume se superposent en nombre impair.
Il se trouve à cinquante minutes à l’ouest d’Ubud, ce qui le place un peu à l’écart de la boucle classique ; combinez-le avec Jatiluwih pour en faire une demi-journée. Les visiteurs longent le périmètre sans entrer dans la cour intérieure : une heure suffit largement.
Une chose qui surprend les visiteurs : vous verrez des croix gammées sculptées sur les portails des temples et peintes sur les sanctuaires dans tout Ubud. Il s’agit de l’antique svastika, symbole sacré de bon augure dans l’hindouisme, le jaïnisme et le bouddhisme, en usage depuis plusieurs milliers d’années avant d’être détourné dans l’Europe du XXe siècle. À Bali, il signifie exactement ce qu’il a toujours signifié.
Les plus belles cascades autour d’Ubud
Les rivières qui creusent les gorges autour d’Ubud produisent une concentration remarquable de cascades, la plupart à vingt ou quarante minutes en scooter. Deux règles valent pour toutes : venez le matin, avant les minibus de touristes, et attendez-vous à un escalier — les chutes se trouvent au fond des vallées, et ce qui descend doit remonter.
Tegenungan, la facile
Tegenungan est la plus proche et la plus accessible, à quelques kilomètres au sud d’Ubud, et donc la plus fréquentée. Un large rideau d’eau tombe dans un vaste bassin où l’on peut nager, avec des plateformes d’observation au-dessus et des cafés sur le rebord. Ce n’est pas la plus belle cascade du secteur, mais c’est celle que vous atteignez en vingt minutes sans marche à proprement parler — parfaite si vous avez une demi-matinée.
Tibumana, la tranquille
Tibumana est une chute unique et étroite qui tombe dans un bassin rond encerclé par la jungle, à environ quarante minutes à l’est d’Ubud. Le sentier d’accès est court et facile, la foule représente une fraction de celle de Tegenungan, et c’est là qu’on nage le mieux. Si vous ne faites qu’une seule cascade autour d’Ubud, choisissez celle-ci.
Kanto Lampo, la photogénique
Kanto Lampo ne ressemble pas aux autres : au lieu d’une chute unique, l’eau s’étale sur un large escalier de roche noire, dans lequel on peut grimper. Elle photographie extraordinairement bien, ce qui signifie une file d’attente pour le meilleur emplacement le week-end et un employé local qui gère les tours. Venez à l’ouverture et vous l’aurez pour vous seul. La roche est glissante : ce n’est pas l’endroit pour des tongs.
Goa Rang Reng, celle que tout le monde rate
Goa Rang Reng se niche dans une gorge étroite à l’est d’Ubud, où l’eau glisse sur une paroi inclinée plutôt que de tomber. Il y a une petite grotte à côté, un temple au-dessus, et un matin de semaine presque personne. L’accès se fait par un escalier raide et une courte grimpette.
Une note pratique valable pour toutes : les entrées coûtent 1,50–3 €, en espèces uniquement, et le débit est le plus fort en saison des pluies (de novembre à mars), quand l’eau est aussi plus trouble. En saison sèche, les chutes sont plus claires mais plus maigres. Se baigner après de fortes pluies est une mauvaise idée dans n’importe laquelle de ces gorges.
Les plus belles rizières près d’Ubud
Les rizières en terrasses autour d’Ubud sont irriguées par le subak, un système coopératif de gestion de l’eau administré par des conseils de temples depuis le IXe siècle et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012. Ce n’est pas décoratif : le paysage entier que vous photographiez est un ouvrage hydraulique millénaire toujours en service.
Les rizières de Tegallalang
À vingt minutes au nord d’Ubud, Tegallalang est cette vallée en terrasses que vous avez déjà vue cent fois en ligne — abrupte, étroite, spectaculairement étagée, et à son meilleur au lever du soleil ou dans la dernière heure de lumière. La plupart des visiteurs s’arrêtent aux points de vue en bord de route, prennent la photo et repartent. Ne faites pas cela : descendez dans la vallée et remontez de l’autre côté. Le parcours prend une heure, coûte une petite donation à deux ou trois portails, et vous place au milieu de gens qui travaillent vraiment les champs.
Les balançoires sont ici aussi — plusieurs exploitants, 10–25 € selon la hauteur et selon que les photos sont incluses ou non. Touristique, indéniablement, et franchement spectaculaire si c’est votre truc.

Les rizières de Jatiluwih
Jatiluwih est à une heure et demie d’Ubud, sur les pentes du mont Batukaru, et c’est un tout autre registre : non pas une vallée photogénique mais 600 hectares de terrasses qui s’étagent jusqu’à l’horizon, avec des boucles de randonnée balisées d’une à deux heures. C’est le cœur du classement UNESCO du subak.
Peu de visiteurs font la route, et c’est précisément l’intérêt. Combinez avec Taman Ayun sur le retour et vous tenez une journée complète, sans se presser. Prenez une veste de pluie : c’est plus haut et plus humide qu’Ubud.
Laquelle choisir ?
Si vous avez une matinée, allez à Tegallalang et parcourez la vallée pour de bon. Si vous avez une journée entière et voulez le paysage sans la foule, allez à Jatiluwih. Si vous n’avez ni l’un ni l’autre, marchez sur la crête de Campuhan à l’aube : les rizières du bout du chemin sont gratuites, à cinq minutes de la ville, et désertes.
Où dormir à Ubud
À Ubud, le choix du logement change le séjour plus que dans la plupart des destinations balinaises, parce que la différence entre « aller dîner à pied » et « appeler un chauffeur pour tout » tient à deux kilomètres. Quatre grandes options, dans l’ordre où il faut y penser.
Le centre d’Ubud — pour tout faire à pied et bien manger
Dormir dans le centre met le palais royal, le marché d’art, Monkey Forest Road, les studios de yoga et les spectacles de danse du soir à distance de marche. Si vous restez deux ou trois nuits et que vous ne voulez pas dépendre d’un scooter ou d’un chauffeur une fois la nuit tombée, c’est le bon choix.
Idéal pour : les premières visites · les courts séjours · tous ceux qui veulent sortir dîner et voir un spectacle sans organiser de transport.
- Adiwana Bisma — le meilleur du groupe Adiwana en ville : design balinais contemporain, longue piscine surplombant la vallée, à cinq minutes à pied du palais.
- Komaneka at Bisma Ubud — un luxe discret sur la même crête, de grandes chambres face aux rizières, et toujours à pied du centre.
- Bisma Eight — plus petit, très design, avec l’un des meilleurs restaurants de rooftop d’Ubud.
- Adiwana Resort Jembawan — milieu de gamme, cadre de jardin, à quelques pas de Monkey Forest Road.
Hôtels dans la jungle et les vallées — pour la nature et les vues
À dix ou vingt minutes du centre, les hôtels changent complètement de nature : des propriétés bâties le long des gorges des rivières Ayung et Petanu, ou posées au milieu des rizières, avec des piscines en porte-à-faux au-dessus de la forêt et, la nuit, aucun autre bruit que l’eau et les insectes. Il vous faudra un scooter ou la navette de l’hôtel pour aller en ville, et la plupart en proposent une.
Idéal pour : les couples et les voyages de noces · les photographes · tous ceux qui préfèrent la vue aux restaurants.
- The Kayon Jungle Resort — les piscines à débordement en cascade au-dessus de la forêt que vous avez vues photographiées mille fois. Réservé aux adultes, à une vingtaine de minutes du centre.
- Adiwana Unagi Suites — au milieu des rizières en bordure de ville, très bon rapport qualité-prix pour le standing des chambres.
Retraites de luxe — pour l’intimité et le bien-être
Ubud abrite l’une des plus fortes concentrations de resorts haut de gamme d’Asie, et ce qu’ils vendent, c’est l’isolement : villas avec piscine privée au fond des gorges, pavillons de spa au-dessus de la rivière, terrasses de yoga, et un chef qui vous prépare un menu dégustation balinais pour deux. Comptez 250–800 € la nuit, et acceptez d’être à vingt minutes de tout.
Idéal pour : les lunes de miel et les anniversaires · les voyageurs long-courrier qui veulent cesser de bouger · tous ceux qui font d’Ubud la moitié reposante d’un séjour à Bali.
Guesthouses et milieu de gamme — pour les longs séjours
Ubud dispose d’une offre énorme de guesthouses familiales, souvent installées dans des cours derrière les rues principales ou dans les villages voisins — Penestanan, Nyuh Kuning, Peliatan. Des chambres à partir de 20–40 €, petit-déjeuner inclus, et un niveau d’hospitalité que les resorts facturent dix fois plus cher pour l’imiter.
Idéal pour : les nomades numériques · les voyageurs solo · les séjours d’une semaine ou plus.
- Beehouse Dijiwa Ubud — le meilleur rapport qualité-prix de la catégorie : chambres confortables, vraie piscine, cadre calme, et assez près pour rentrer à pied.
- Adiwana Suweta — petit, paisible, au nord du centre, un vrai cran au-dessus d’une guesthouse sans le prix d’un resort.
Le conseil d’initié : le meilleur compromis à Ubud, c’est cinq à dix minutes hors des rues centrales — Penestanan ou Nyuh Kuning. Vous perdez le bruit de la circulation, vous gardez le dîner à pied, et vous payez nettement moins cher pour une chambre équivalente.
Combien de jours faut-il prévoir à Ubud ?
Deux à trois nuits conviennent à la majorité des voyages. C’est assez pour les temples, une série de rizières, une cascade, un spectacle en soirée et une séance de spa ou de yoga, sans passer tout son temps en voiture. Une seule nuit est une erreur : vous en passerez la moitié à rouler depuis l’aéroport. Une semaine ne se justifie que si vous venez pour ralentir, prendre des cours ou travailler.
Un programme réaliste de trois jours
Jour 1 — la ville. Campuhan Ridge Walk à 6h30, petit-déjeuner au bout du chemin, retour pour la Forêt des Singes à l’ouverture. L’après-midi : le musée Puri Lukisan, puis le marché d’art et les rues alentour. Le soir : spectacle de danse au palais royal, dîner dans le centre.
Jour 2 — la boucle des temples et des rizières. Chauffeur à la journée. Goa Gajah d’abord (il ouvre tôt et se remplit vite), puis Gunung Kawi, puis Tirta Empul pour les bassins de purification. Fin d’après-midi à Tegallalang, en descendant dans la vallée plutôt qu’en restant aux points de vue. Retour pour un massage avant le dîner.
Jour 3 — au choix. Soit le trek du mont Batur au lever du soleil (départ à 2h00, retour pour le déjeuner, puis repos), soit une journée plus douce : un cours de cuisine le matin, la cascade de Tibumana en début d’après-midi, et Jatiluwih si la route ne vous fait pas peur.
Ensuite, la plupart des itinéraires poussent vers l’est jusqu’à Karangasem pour les palais sur l’eau et une côte plus tranquille, ou redescendent au sud vers Seminyak pour la partie plage du séjour. Les deux sont détaillés dans le guide de voyage à Bali.
Ubud, Seminyak ou Canggu : lequel choisir ?
C’est la vraie question que se posent la plupart des gens qui préparent un voyage à Bali. La réponse honnête, c’est que ces trois endroits n’ont presque rien en commun, et que la plupart des itinéraires en incluent deux.
| Ubud | Seminyak | Canggu | |
|---|---|---|---|
| Cadre | Collines intérieures, rizières, gorges | Bord de mer, dense et urbanisé | Plage et rizières, très étalé |
| Idéal pour | Culture, temples, nature, bien-être | Restaurants, beach clubs, shopping | Surf, cafés, télétravail |
| Plage | Aucune — à 45 min | Longue plage de coucher de soleil, houle forte | Sable noir, bon spot débutants |
| Vie nocturne | Quasi inexistante | La plus animée de l’île | Bars et beach clubs, public plus jeune |
| Circulation | Difficile dans le centre, 16h00–19h00 | Lourde, permanente | Lourde, qui empire |
| Durée type | 2–3 nuits | 2–4 nuits | 3 nuits et plus, voire des mois |
| Rapport qualité-prix | Le meilleur des trois | Le plus cher | Moyen à cher |
La structure la plus courante sur deux semaines : trois nuits dans le sud pour récupérer du vol et profiter un peu de la plage, deux ou trois à Ubud pour la culture et l’intérieur des terres, puis cap à l’est ou sur les îles — Karangasem, les Gili ou Nusa Penida — pour la dernière partie. Si votre voyage est avant tout un voyage de plongée, construisez-le plutôt autour de la plongée à Bali et glissez Ubud entre deux journées d’immersion.
Conseils pratiques pour visiter Ubud
- Organisez-vous autour de la circulation. Le centre d’Ubud est saturé de 16h00 à 19h00 environ, et Jalan Raya Ubud en particulier peut demander vingt minutes pour être traversée en voiture. Faites vos trajets le matin.
- Habillez-vous pour les temples. Sarong et écharpe sont obligatoires dans tous les temples, et les épaules doivent être couvertes. Tous les grands sites les prêtent à l’entrée, en général compris dans le billet.
- Ayez du liquide. Restaurants et hôtels prennent la carte ; les temples, les cascades, les gardiens de parking, les warungs et les étals du marché, non. Les distributeurs du centre délivrent au maximum 2,5 millions d’IDR (environ 125 €) par retrait.
- Commencez à 7h00. C’est le conseil le plus utile de tout ce guide. Avant 9h00, les rizières, les cascades et Tirta Empul sont calmes, frais et magnifiques. Après 10h00, ce sont des parkings.
- Prenez un chauffeur pour la boucle des temples. 30–40 € la journée, quatre sites, aucun souci de stationnement et pas de navigation dans le noir. Partagé entre deux ou trois personnes, cela revient moins cher que la location d’un scooter et l’essence.
- Attendez-vous à la pluie, même en saison sèche. Ubud est dans les collines et reçoit nettement plus de pluie que la côte. Les averses d’après-midi sont normales toute l’année ; de novembre à mars, elles sont fortes et quotidiennes.
- Respectez les cérémonies. Les offrandes (canang sari) sont posées à même le sol un peu partout — contournez-les, ne marchez pas dessus. Si une procession bloque la route, attendez ; ce ne sera pas long, et c’est précisément pour cela que vous êtes venu.
- Prenez une eSIM avant d’atterrir. La couverture réseau est bonne à Ubud, mais vous voudrez les cartes et une application de VTC dès votre arrivée. Les aspects pratiques à l’échelle du pays sont détaillés dans comment se déplacer en Indonésie.
Quand partir : d’avril à octobre, c’est la saison sèche et la meilleure période pour la randonnée, les cascades et les vues dégagées sur les volcans. Juillet et août sont les mois les plus chargés et les plus chers. Ma préférence va à mai, juin ou septembre : le paysage est encore vert, la foule plus clairsemée et les tarifs plus bas.
Pourquoi Ubud a sa place dans votre voyage à Bali
Ubud est l’endroit où Bali cesse d’être une destination balnéaire pour redevenir une île portée par une culture millénaire toujours, visiblement, vivante. Les temples servent. Les rizières sont cultivées. Les offrandes déposées sur le seuil de votre hôtel ont été confectionnées le matin même par quelqu’un qui y travaille. Rien de tout cela n’est mis en scène, et c’est là toute la différence entre Ubud et le sud.
Accordez-lui deux ou trois nuits, levez-vous tôt, sortez du centre, et ce sera très probablement la partie du voyage dont vous parlerez au retour.
Pour le reste de l’île — où aller, combien de temps y rester, et un itinéraire complet de 10 jours — voyez mon guide de voyage à Bali. Si Bali n’est qu’une étape d’un voyage plus long, le guide de voyage en Indonésie couvre Java, Florès, Komodo et Raja Ampat, et la plongée en Indonésie vous dit ce qu’il y a sous la surface.
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Questions fréquentes sur Ubud
Où se trouve Ubud à Bali ?
Ubud se situe dans le district de Gianyar, dans les collines du centre de Bali, à environ 25 km de la côte sud et à 35 km de l’aéroport Ngurah Rai. La ville est perchée à quelque 200 mètres d’altitude, entourée de rizières en terrasses et de gorges. Ce n’est pas une ville côtière : la plage la plus proche est à environ 45 minutes.
Quelle distance entre Ubud et l’aéroport de Bali ?
Environ 35 km, soit entre 1 h 15 et 2 h selon la circulation. Il n’y a ni train ni bus vraiment pratique : prenez un taxi de l’aéroport (20–25 €), une application de VTC, ou un chauffeur organisé par votre hôtel. Réservez à l’avance si vous arrivez tard.
Ubud vaut-il le détour ?
Oui, si vous cherchez des temples, des rizières, des cascades, de l’art et du bien-être plutôt que des plages et des soirées. C’est le centre culturel de Bali et la meilleure base pour explorer l’intérieur de l’île. Si votre séjour est entièrement tourné vers la plage, ce n’est peut-être pas pour vous.
Combien de jours faut-il à Ubud ?
Deux à trois nuits conviennent à la plupart des itinéraires : une journée pour la ville, une pour la boucle des temples et des rizières, et une pour une cascade, l’ascension d’un volcan ou un cours de cuisine. Rester plus longtemps ne se justifie que si vous venez pour ralentir.
Ubud est-il trop touristique ?
Le centre d’Ubud est très fréquenté, en particulier Monkey Forest Road et les abords du palais. Les villages et les vallées alentour — Penestanan, Nyuh Kuning, Sayan — restent calmes, et presque tous les sites sont paisibles avant 9h00.
Ubud est-il sûr ?
Oui, Ubud est très sûr pour les voyageurs, y compris pour les femmes seules. Les vrais risques sont la circulation à scooter, les sentiers glissants des cascades et les vols d’opportunité dans un scooter ou un sac laissé ouvert — pas la criminalité violente.
Quelle est la meilleure période pour visiter Ubud ?
D’avril à octobre, la saison sèche, est la meilleure période pour la randonnée, les cascades et les vues sur les volcans. Mai, juin et septembre offrent le meilleur équilibre entre météo, affluence et prix. Notez qu’Ubud reste plus humide que la côte toute l’année, à cause de l’altitude.
Peut-on se baigner dans les cascades d’Ubud ?
Oui, notamment à Tegenungan, Tibumana et Kanto Lampo. Vérifiez les conditions au préalable : après de fortes pluies, le débit et les courants peuvent devenir dangereux, et les rochers sont glissants partout. Tibumana offre le meilleur bassin de baignade du lot.
Faut-il un scooter à Ubud ?
Pas pour le centre, qui se parcourt à pied. Pour les temples, les cascades et les rizières, il vous faut soit un scooter (5–7 € par jour), soit un chauffeur (30–40 € la journée). Le chauffeur est généralement plus avantageux à deux ou plus, et bien moins stressant sur les routes étroites au nord de la ville.
Ubud ou Canggu : lequel est le mieux ?
Ubud pour la culture, la nature et le calme ; Canggu pour le surf, les cafés, le coworking et une clientèle plus jeune. Les deux sont à environ 75 minutes l’un de l’autre et correspondent à des voyages totalement différents. Beaucoup de visiteurs passent quelques nuits dans chacun.
Y a-t-il une plage à Ubud ?
Non. Ubud est à l’intérieur des terres, dans les collines. Les plages les plus proches se trouvent du côté de Sanur, à 45 minutes ou une heure de voiture. Si vous tenez à une plage tous les matins, logez sur la côte et venez à Ubud à la journée ou pour une courte étape.
Peut-on visiter Nusa Penida en excursion à la journée depuis Ubud ?
C’est possible, mais la journée est très longue : une heure jusqu’au port de Sanur, 45 minutes de bateau rapide, puis une journée entière sur des routes cabossées avant la traversée retour. Passer une ou deux nuits à Nusa Penida est bien plus gratifiant — et c’est la seule façon de plonger avec les raies manta et de découvrir correctement la côte ouest.

